« Retour au blog de effait-mere

And we remember this day as " Bloody Sunday ".

And we remember this day as " Bloody Sunday ".
Que dire ? J'ai aimé pleurer et en souffrir, parce que j'peux espérer enfin mieux aller après cela. C'est incertain, mais moins attristant, dira-t-on. J'avais pensé à me plonger dans une amnésie, feindre l'oublie, pour paraitre moins fautive. J'avais aussi pensé à sourire. Mais je vais me contenter de faire semblant. Et oui, dans la famille on est bonne comédienne et experte en jolie mensonge et autre euphémisme. J'avais aussi pensé à être plus indulgente, mais ça veut dire m'attendre à moins de moi, à amoindrir les semblants de capacité que j'ai. Mais autant trépasser, que faire cela comme « elles ». J'avais pensé à boire pour oublier, mais c'est trop court, une fois réveillée, la réalité m'accable avec un poids, d'autant plus lourd qu'a mon coucher.
Sinon, il y a le classique des classiques : me goinfrer en essayant de me boucher. De boucher se vide, se manque de sincérité dans mes rires.

Et puis j'avais honte de m'être rabaisser à ne plus distinguer ma droite de ma gauche. A ne pas réussir à ouvrir les yeux, et à fixer mon regard sur un but.
Que c'est soulageant d'écrire, mais me rendre compte de mon état, sans faire quoi que ce soit pour le modifier, sauf me plaindre à mon clavier, n'est ce pas encore plus pathétique et regrettable ?
Car malgré mon audace, et mon exubérance. Oui, j'ai des regrets.

3 juin 2007, 16h30 Nadia a 15 ans, à en perdre la raison, avait-elle dit.

effait-mere.sky®

# Posté le samedi 09 juin 2007 07:02

Modifié le samedi 09 juin 2007 07:15

« Article précédent : For what it's worth, i love you.

Article suivant : L'infinie, le sexe, la violence et toutes ces... »